Quelle est la particularité des sons du moment ?

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Depuis le début de l’année, certains singles ont su conquérir l’assentiment du public gabonais et ne manquent que rarement dans les Tracklists des animations musicales. WazeMusic a voulu apprécier pour vous la particularité de ces quelques singles qui font le Buzz. Les titres ne sont pas cités sur la base d’un classement.

  • « Ndongo » de KIZ

Plus connu sous le titre Bizango est l’une des surprises de ce début d’année dans les bacs telle une sortie festive improvisée. Une anecdote raconte que le compositeur de cette musique est un DJ qui l’avait en machine depuis 2016. Qu’à cela, ce titre est bien l’une des sonorités les plus prisées depuis décembre 2018. Titre d’un auteur quasi inconnu jusque là, LE SWAGGANDO a visiblement bien préparé son coup tant sa chanson est devenue virale.

Deux mois après sa sortie, un challenge est lancé le 12 janvier par KIZ via sa page Facebook. Il va durer 3 mois et sera relayé au delà des frontières. Entre temps, son auteur va enchainer les prestations dans la capitale. De plus le clip de ce titre, dont le scenario est relativement proche de celui du titre « Science student » du nigérian OLAMIDE, a déjà dépassé les 170 000 vues sur YouTube.

  • « Le Bangando » de LATCHOW

Ce titre n’est plus à présenter. Dans cette musique de PSYKO, d’aucuns clament son mérite d’avoir su mélanger trois (3) genres musicaux différents à savoir l’Afrobeat, le Dombolo et le Le Ndjèmbè. D’autres se plaignent du fait que le texte de LATCHOW manque d’intrigue comme on y avait été habitué.

Mais un texte en lequel plusieurs générations de personnes se retrouvent actuellement au point d’être réclamé autant dans les événements heureux que tristes. Une théorie que réfute aussi le clip sorti il y’a quelques jours, qui semble compléter de façon illustrative la logique du texte à travers un voyage multi temporel et ludique sur la force de l’expérience.

  • « Mayo en chef » de MC BRIGHT

Depuis quelques années, Port-Gentil assume aussi son statut de capitale économique dans la musique urbaine avec des révélations comme EL KENIO MENDEZ et KEROSKAR. Dans cette même lancée, ZOOM45 n’a pas failli à sa tâche de révélateur de talent en mettant en haut de la scène le jeune MC BRIGHT avec le titre « Brutaliser » au départ et pour « Mayo en chef »  c’est sous les couleurs de B&L MANAGEMENT que tout a été joué.

Théâtre de réalités socio-économiques actuelles en chanson, avec une pincée d’insouciance consciente et galvanisante, le Mayo en chef » est l’histoire du débrouillard face à de l’austérité. Autant de qualités qui ne seraient pas passées inaperçues dans l’œil très expérimenté de FRANCK BA’PONGA qui a, de suite, perçu la NEGRATTITUDE d’un MC BRIGHT plus que jamais attendu.

  • « C’est pas les Gbés Gbés Gbés » de SHAN’L

Si les non-gabonais connaissaient le sens argotique de « Kinda », ils comprendraient mieux l’hégémonie de SHAN’L dans la musique gabonaise. Éh oui ! À son niveau, « C’est pas les Gbés Gbés Gbés » qui confirment qu’on n’a plus rien à prouver. Le savant mélange a été cette fois, un titre ivoirien (chez les Bétés) pour un rythme camerounais (Le Bikutsi).

Ce titre de l’enfant prodige de DIRECT PROD a une ambiance qu’apprécierait certainement un JACOB DEVARIEUX, une BARBARRA KANAM ou un AWILO qui ont été des clients satisfaits du charismatique EDGAR YONKEU. Un bagage d’influence qui allège considérablement la tâche d’ascension constante vers les sommets que porte valablement SHAN’L.

  • « Ça va aller » de BOLYVELLY

Quand on fait de la musique étant à Moanda et qu’on arrive à convaincre jusqu’à Libreville, il faut quand même une certaine maturité pour se dire « Ça va aller » en faisant acquiescer tout un peuple. Un exploit qu’à pourtant accompli BOLYVELLY par une positivité de plus en plus rare dans la source d’inspiration de nos lyricistes.

La providence de la réalité s’impose avec réalisme dans ce titre dont le visuel n’en manque pas. A l’instar de MC BRIGHT, le chanteur BOLYVELLY est une belle promesse de la musique urbaine locale et qu’il confirme tout le crédit qu’on lui accorde, c’est le pire qu’on puisse lui souhaiter.

 LES AUTRES NE SONT PAS EN RESTE

Restreindre les titres phares actuels au nombre de cinq (5) est quelque peu blâmable de notre part mais les choix se sont aussi imposés d’une manière ou d’une autre. Si il fallait aller au-delà, on citerait par exemple « Le way c’est le way » de MOX BABY ou encore « Bafuégué » de LOVA LOVA ANEL’K, sans compter « Lo Goût » d’AFRICAN LEGEND feat. DR Feeling.

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