JOHNNY BGOOD: « J’ai bousillé la toiture de son building »

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JOHNNY BGOOD (JBG) le vétéran est un rappeur qui officie dans le game depuis plus de 20 ans déjà, il a commencé avec son groupe NEW SKOOL dans les années 90. Et c’est avec titre « C k’1cha » que le groupe passe en radio pour la première fois puis arriva le titre « Nouveau départ » dans la compilation BANTU MIX sortie en 1998.

Signé chez INTERNATIONAL HIP HOP dès le début, JBG enchaîne une carrière solo avec plusieurs projets à son actif. Aujourd’hui il nous livre un entretien exclusif, il parle de carrière et bien sûr de l’actualité chaude due à son clash avec KÔBA BUILDING.

WAZEMUSIC: Pour ceux qui ne te connaissent pas vraiment, qui est Johnny BGOOD ?

JBG: Je suis un rappeur Gabonais appartenant au groupe NEW SKOOL et qui a entamé une carrière solo depuis quelques années déjà.

WAZEMUSIC: Le rap tu le commences très jeune au lycée, comment s’est fait la formation de NEW SKOOL?

JBG: À l’époque plusieurs enfants de diplomates gabonais en France rentrèrent au bled et certains ont atterri au lycée d’État de l’Estuaire où j’étais élève. Certains d’entre eux aimaient la musique, on a fait connaissance et on s’est mis ensemble pour développer notre passion.

C’est ainsi que j’ai créé NEW SKOOL avec JOEY KAN (leader du groupe NWM, les anciens élèves du lycée d’État de l’Estuaire du proviseur de l’époque JEAN HILAIRE OBAME le savent ).

Notre objectif était de montrer notre talent et se mesurer à d’autres. NEW SKOOL, pour nous, est une école qui a pu faire éclore certains rappeurs et en inspirer d’autres. NEW SKOOL ça a toujours été JOHNNY BGOOD, KRASH LE GRAVE K et MEACE MAPIHIND. LOU ORI J est arrivé après, même si à la base on était un clan composé de plus de soixante (60) membres.

WAZEMUSIC: Aujourd’hui, LOU ORI J a quitté le groupe pour certaines raisons, comment se porte vos relations ?

JBG: LOU ORI J peut faire ce qu’il veut pour les raisons qui sont les siennes, je n’irai pas plus loin que ça. D’ailleurs vous l’a t’il confirmé personnellement ? Bref…C’est mon frère et personne ne peut le nier, j’espère juste qu’il va réaliser ses projets musicaux.

Je lui souhaite bon vent. En ce qui concerne NEW SKOOL, on a des projets et on s’attèlera à faire ce que nous savons faire le mieux depuis des années, c’est-à-dire faire du rap pour le plaisir de ceux et celles qui ont toujours cru en nous.

WAZEMUSIC : T’es signé depuis belle lurette chez INTERNATIONAL HIP HOP, mais on a comme l’impression que t’avances pas là-bas?

JBG: C’est vrai qu’on a fait de mauvais choix par le passé mais il faut savoir que moi je suis un puriste. Si vous vous attendez à ce que mon rap se danse comme de la Ntcham en boîte, vous attendrez longtemps. J’ai des albums solides et des sons que le public respecte.

Maintenant, avancer ou pas, moi je fais ce que j’aime quand je le veux. JODA CRAZY BOY est plus qu’un ami pour moi, il m’a toujours soutenu et vice-versa. Au fait, qui a avancé dans le rap au Gabon? Ici au Gabon comme dans la diaspora qui a fait quoi? À part faire de petits shows ça et là. Je dis bien personne n’a percé dans le rap au Gabon.

La situation dans le rap est similaire à celle dans la musique traditionnelle. À part PATIENCE DABANY et le regretté OLIVER NGOMA, dans une moindre mesure PCA, qui a construit des immeubles et acheter une maybach avec les revenus de sa musique ?

Si avancer c’est porter des grosses chaînes même pas en or, je préférerais ne pas être dans ce lot là.

WAZEMUSIC: Combien d’albums as-tu sorti dans ta carrière et as-tu eu des retours satisfaisants?

JBG: J’ai 2 albums (DISQUE D’OR et MUR DES LAMENTATIONS) et un troisième que je n’ai jamais sorti et dont j’ai diffusé quelques sons en exclusivités lors du Catalogue Challenge avec mon type NGT. Les retours sont très bons. Mon public sait à quoi il doit s’attendre. Des textes lourds, une technique béton et des punchlines. Je crois que mon public qui me suit depuis des années adhère et me respecte.

WAZEMUSIC: L’actu aujourd’hui, c’est le clash avec KÔBA BUILDING, quel en est l’origine?

JBG: KÔBA est un gamin, il fait de la provoc’ tout le temps, je n’ai jamais voulu répondre mais lorsqu’il a ironisé sur mon Catalogue Challenge, j’ai voulu lui montrer qu’il ne vaut rien. J’ai fait un freestyle assis dans une voiture avec une instru. Le pays entier a validé.

KÔBA a eu peur de répondre, il y a été forcé par ses fans et du fait que la puissance du freestyle le mettait mal à l’aise. Le petit immeuble a pris une semaine pour répondre à un freestyle, c’est du jamais vu. Il paraît qu’il raquettait les rimes par ci par là. Lol

WAZEMUSIC: « Guillotine » est ta première salve à l’encontre de ton adversaire, dans quel état d’esprit l’as-tu écrit ?

JBG: J’ai écrit ça le jour même où il a lancé des piques sur mon Catalogue Challenge et le lendemain j’ai fait une vidéo du freestyle depuis mon téléphone. J’avais d’un côté l’instrumental qui passait dans la voiture et je rappais avec mon texte devant moi. En gros c’est un truc que j’ai fait en quelques heures.

WAZEMUSIC: Après ta réponse « KOBALANUS » suite à la réplique de KÔBA « Johnny Bigoudi », tu t’es proclamé vainqueur, avais-tu vraiment l’assurance de l’avoir terrasser?

JBG: D’abord « KOBALANUS » n’était pas la réponse de quoi que ce soit. J’ai fait le freestyle dénommé « Guillotine » en premier, KÔBA a répondu une semaine plus tard avec sa merde « Johnny bigoudi ». Le son était tellement nul qu’il s’est fait allumer sur ses propres publications.

Ensuite, j’avais promis à mes fans et à mes gars sûrs du Beau sejour de le défoncer sur une Trap, c’est ce que j’ai fait. J’ai écrit en un jour et j’ai posé dans un studio au PK12. J’ai écrit certains lyrics sur place « incompétent comme la SEEG, ta réponse est un petit délestage » par exemple.

Quand on prend à chaque fois une semaine pour pondre des textes vides, le résultat est qu’on perd l’ombre de crédibilité qu’on pouvait avoir. KOBALANUS a fait qu’il a été lapidé par ses fans. Lisez ses propres publications. J’ai bousillé la toiture de son « building ».

MAINTENANT ON SAIT QUI PORTE DES BIGOUDIS SUR LA TÊTE À LA PLACE D’UNE COURONNE. Lol !!!

WAZEMUSIC: Que penses tu de « Varan »qui, pour certains, est venu t’achever ? On rappelle que c’est une parodie et sample de ton classique « Vétéran ».

JBG: Personne n’a pensé que ce son pourri m’a achevé à part les médias qui veulent faire le buzz sur la toile pour défrayer la chronique. C’est une grosse merde de plus. Lyricalement c’est merdique, techniquement c’est catastrophique et en plus il essaie de sampler une tuerie que j’avais sortie depuis 2003 « Vétéran ».

Comparez les 2 sons, vous verrez que le rap de KÔBA est un rap d’homosexuels. Je me suis marré quand j’ai écouté ça. KÔBA est un produit marketing d’EBEN, tous les vrais savent qu’il ne rappe rien du tout.

Aujourd’hui quand on parle de KÔBA BUILDING, on est obligé de se rappeler de ce qu’il a fait à EBEN ENTERTAINMENT. On sait tous qu’il payait les radios, les kora et achetait les likes ou les vues en sponsorisant ses pages, FAKE. Aujourd’hui qui est-il en France ? Personne, à part un Moubati.

WAZEMUSIC: Merci JBG, un mot à l’encontre de tout ceux qui veulent te test ou te vimba?

JBG: Personne ne se risquerait à cet exercice. Je dois dire qu’il y a certains jeunes talents que je respecte, ils sont même très nombreux. Il faut faire la promotion du bon rap, vous avez un rôle à jouer. Le rap a des normes et la norme ce n’est pas de faire des lyrics du primaire comme kobalanus (KÔBA BUILDING) l’a fait. Les faux MC’s seront démasqués. Je vous promets une exclu en béton.

Aussi donnons de la force aux jeunes passionnés de musique pour que les générations futures recoivent un héritage sain. Merci à l’équipe de WazeMusic !!!

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