MASSAMA STYLE : la nouvelle tendance Hip hop gaboma.

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Nous savons qu’à chaque génération correspond une nouvelle tendance et celle de maintenant n’échappe pas à cette règle. En effet nous constatons que depuis bientôt un an, c’est à dire depuis la sortie du hit « Goudroniers » de DON’ZER une certaine tendance Hip-hop se dégage du terrain.

Nous allons simplement la surnommer le « MASSAMA STYLE » pour être en adéquation avec la philosophie de cette nouvelle vague musicale.

Tout comme à l’avènement des autres styles tels que le Jazzé ou la Ntcham, plusieurs artistes n’ont pas hésité à s’approprier le MASSAMA STYLE qui met en avant la vie dans les quartiers populaires en utilisant à outrance le jargon correspondant à la circonstance: l’argot gaboma appelé Toli Bangando.

Plusieurs rappeurs se sont donc lancés dans ce style atypique qui défraie la chronique. Les mots tels que Bordelle, Bordelerie, Ntouma, Cobolo etc…sont fréquemment utilisés dans des textes qui frôlent de temps à autre la décence et peuvent être sujet à la censure.

Plusieurs critiques à l’encontre du MASSAMA STYLE se sont fait entendre sur les réseaux sociaux. Les avis divergent et certains acteurs du game ne le considèrent pas comme du hip hop en tant que tel vu la sécheresse lyricale dont fait montre le style. Une partie du public, plus concervateur, s’insurge sur le caractère dépravant et pervers des paroles, le contenu un peu trop explicite et la non musicalité observée sur les morceaux.

Qu’à cela ne tienne, le constat est plus qu’évident: cette tendance musicale envahit et occupe notre univers médiatique, elle parle plus aux jeunes qui se reconnaissent et comprennent aisément le langage employé.

On peut prendre pour exemple le titre « Goudroniers » qui fut un gros hit l’année dernière et cette année c’est au tour de « Massama » de NG BLING en collaboration avec DON’ZER ou encore le hit « Bordelle » du COLLECTIF PEOPLE de faire bouger le pays.

MASSAMA STYLE vient enrichir, la mosaïque des styles musicaux natifs du pays. Il a une particularité dominante, celle de parler de façon terre à terre en employant le jargon populaire du « kwat ». Mais une tendance peut être éphémère, elle s’éteint au bout d’un certain temps si on ne la pérennise pas.

Pour l’instant profitons et délectons-nous des sons qui sortent chaque jour et viennent étoffer cette tendance d’une panoplie de déclinaisons sonores…C’est feu Massama.

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