Musique Urbaine gabonaise: Les anciens du Game ont-ils passé le flambeau aux plus jeunes?

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Dans les années 90-2000, les passages de flambeaux intergénérationnels etaient fréquents. Les anciens revelaient fréquemment de nouveaux talents comme BA’PONGA l’avait fait pour KÔBA BUILDING. Ou encore SHAD’M, révélé par DANGER l’ex producteur de RAABOON PHÉNOMÉNAL, puis produit par KLAUS l’un des précurseurs du mouvement Hip Hop national au sein du mythique groupe V2A4. Sans compter 241 révélé par MOVAIZHALEINE sous la bannière du ZORBAM.

De la génération des années 2000, ceux qui ne se sont pas repliés dans les responsabilités professionnelles et personnelles sont encore en activité pour certains, partageant la même visibilité que la génération actuelle tout en étant généreux en félicitations ou en reproches à son égard.

Mais, comme l’avait lancé YOUSSOUPHA à KERY JAMES dans « Entre Nous« ; nous sommes en droit de nous demander si ces cadors se sont un jour souciés de présenter au public une relève qui devrait perpétuer la transmission de leurs messages et les soutenir dans leurs combats ; de créer des labels forts de leur expérience dans le showbiz afin d’éviter à leurs petits frères de tomber dans les mêmes leurres qui ont freiné leur évolution ; d’organiser des événements et réaliser des projets musicaux révélateurs (des compilations comme le BANTU MIX, LBV UNDERGROUND du STUDIO KAGE, MÉMOIRE VIVE de DIDIER PING, des mixtapes comme les Autopsies de BOOBA (pour l’exemple de la France), GHETTO BLING de KÔBA etc), pour donner de la visibilité à de potentiels talents cachés.

Dans une autre réalité, comme MC BRIGHT l’est avec BA’PONGA, 2MJ aurait pu être le poulain de LESTAT en extrapolant un peu ( c’est ce dernier qui a lancé le débat). Ce qui nous aurait peut être évité la dégradation des moeurs dans les messages de la musique urbaine actuelle et les orientations musicales peu orthodoxes que les anciens reprochent souvent aux jeunes.

Si les artistes du moment ont manqué d’humilité pour se mettre sous l’encadrement de leurs aînés, il est difficile de penser que dans l’entourage de ces derniers, qu’ils ont certainement marqué de leur notoriété, aucun jeune talent n’a jamais mérité d’être produit par eux.

Sauf erreur, peu d’artistes en vogue dans la décennie en cours ont évolué sous l’encadrement de leurs aînés de la décennie précédente. Cela est révélateur d’une rupture du passage de flambeau qui se faisait à une époque. Il est donc improbable que les plus jeunes soient ouverts aux critiques et orientations de leurs anciens, considérant qu’ils ne leur doivent pas grand chose, mis à part l’influence dans une moindre mesure.

Abîm té !!!

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