Pourquoi être sexy dans la musique gabonaise n’est toujours pas bien vu?

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On a coutume de dire que le sexe paie dans la musique et c’est pas totalement faux car le public adore regarder les chanteuses aux jolies formes à la NICKI MINAJ et se repasse en boucle leurs vidéos. Ces artistes féminines font de leurs atouts physiques un véritable Puits de pétrole pour la promotion de leur musique et c’est tout a fait normal qu’elles fassent rêver plus d’un fan.

CHOIX RISQUÉ ET INCOMPRÉHENSION CODE 241

Au Gabon, les artistes féminines qui embrassent le chemin tortueux du trash et du sexy sont peu nombreuses mais on en dénombre quelques unes assez courageuses. Le public, pourtant friand des vidéos sexy des chanteuses américaines et autres artistes internationales, ne sont pas toujours tendre avec nos chanteuses qui essaient de se vendre en montrant leurs jolies formes tout en restant glamour sans verser dans une sorte de pornographie.

On a alors l’impression que le gabonais n’encourage pas du tout ses compatriotes mais ne se gênent d’aimer les artistes féminines venues d’ailleurs qui font la même chose pour attirer leurs fans. On doit se mettre en tête que ce sont des artistes avant tout, elle doivent nous vendre du rêve en étant sexy et envoutantes. On doit faire également la différence entre la vie privée de ses jolies demoiselles et la vie publique, différencier la fiction de la réalité.

SOMMES-NOUS SI PUDIQUES QUE ÇA ?

Ce qu’elles nous proposent c’est simplement de l’art au même titre que les chanteuses occidentales, au delà des contenus qui sont pratiquement les mêmes, ça parle de sexe, de relation amoureuse etc… La seule différence c’est que les chansons sont en anglais et ça passe mieux apparemment: une CARDI B est plus tolérée qu’une CRÉOL par exemple. On peut aussi évoquer que le sexe reste tabou en Afrique et nos traditions sont encore très présentes ce qui fait que c’est gênant d’en parler et de voir des sœurs s’afficher de façon sexy ou dévergondée.

Les injures ne manquent pas de fuser de partout, on les traite de tous les noms simplement parce qu’elles ont une autres conception de la musique en jouant avec leurs anatomies. « Que les pudiques et les matures aillent se coucher » disait un internaute sur Facebook ; cette pensée suggère simplement qu’il y’a un public qui s’intéresse et apprécie ces artistes locales et on n’a nullement besoin de mettre des œillères pour ça car la vue est magnifique.

La sortie du clip « Baiser » de ME’L DOPE a suscité un tel tolet et pourtant le clip est plutôt simple avec des scène moins osées ce qui contraste avec les paroles explicites du son même. La vidéo vient d’être signalée sur YouTube, ce qui prouve que nos mentalités n’ont pas encore évolué dans ce sens et que notre tolérance ne se fait que pour les artistes venues des states et autres pays.

Changeons vivant !!!

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Passionné de musique et de TIC, avant-gardiste dans la diffusion des contenus ; milite pour la musique urbaine gabonaise.

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